À Bruxelles et Saint-Gilles, le potentiel photovoltaïque est encore fortement sous-exploité. Si l’installation de panneaux augmente au fil des années (voir Plan Climat), en 2025 les installations photovoltaïques certifiées à Saint-Gilles ne représentent que 3 193 kWc de puissance installée, pour un potentiel solaire saint-gillois estimé à 69 882 kW par Bruxelles Environnement.

Pourtant, installer des panneaux photovoltaïques présente de nombreux avantages et est toujours rentable en région bruxelloise. 

Un investissement rentable

Un retour sur investissement rapide : grâce au mécanisme des certificats verts, le retour sur investissement d’une installation photovoltaïque est en moyenne de 5 à 7 ans en Région bruxelloise. Vous bénéficiez ensuite d’une électricité solaire gratuite pendant le reste de la durée de vie de l’installation.

Une protection face à la hausse des prix de l’énergie : produire et consommer sa propre électricité (autoconsommation) permet, à terme, de réaliser des économies sur la facture d’électricité, dans un contexte où les prix de l’énergie restent élevés en Belgique et soumis à l’instabilité des crises.

Une baisse du coût d’installation : le coût des installations a fortement diminué ces dernières années, tandis que les panneaux offrent aujourd’hui de meilleurs rendements et une durée de vie plus longue (environ 25 ans à rendement maximal). Actuellement, une installation moyenne de 5 kWc, couvrant les besoins d’un ménage bruxellois moyen, coûte environ 5 000 euros, soit 1 euro par Wc (source : Comparateur Énergie).

Réduire son empreinte carbone

Contrairement aux idées reçues, l’impact sur l’environnement de la construction des panneaux photovoltaïques est faible. Le coût énergétique lié à la fabrication et au transport des panneaux est compensé en moins de 1,5 ans en Belgique, puis produit une énergie 100% propre pendant le reste de sa durée de vie.

Par ailleurs, la matière première des panneaux est la poudre de silicium, qui n’est pas une terre rare, et les composants des panneaux se recyclent aujourd’hui de 95 à 99% selon les constructeurs !

Enfin, la production et l’autoconsommation d’électricité solaire représente un réel impact positif sur l’empreinte carbone d’un ménage. En Belgique, sur base de notre mix électrique, chaque nouvelle installation photovoltaïque de 5 kWc permet d’économiser 2 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 10.875 km parcourus en voiture !

Sources : Renouvelle.be, Greenpeace.fr

Plusieurs types de panneaux solaires existent : les panneaux solaires photovoltaïques (PV), les panneaux solaires thermiques et les panneaux solaires plug-and-play.

Les panneaux photovoltaïques utilisent le rayonnement solaire pour produire de l’électricité, tandis que les panneaux solaires thermiques captent la chaleur du rayonnement solaire pour chauffer de l’eau sanitaire. Lorsque la demande en eau chaude est élevée, le solaire thermique a un meilleur rendement que le solaire photovoltaïque, mais il nécessite un entretien plus important ainsi que le placement d’un plus grand boiler. Par ailleurs, si la demande en eau chaude est faible, le rendement décroit.

En région bruxelloise, seuls les panneaux solaires photovoltaïques bénéficient d’aides financières (certificats verts). Le retour sur investissement de cette option est donc plus intéressant que les panneaux thermiques. 

Les panneaux solaires plug-and-play sont une nouvelle option plus accessible sur le marché de l’électricité belge. Déjà équipés d’onduleurs, ils peuvent être directement installés chez soi sans aide professionnelle et branchés à une prise électrique de son habitation. Ils sont donc facilement montables et démontables, donc accessibles aux locataires. Ces systèmes permettent également une autoconsommation plus élevée que les panneaux classiques sur toiture, mais pour une réduction moins importante de la facture énergétique globale. 

Sources : Homegrade, Renouvelle.be, Energuide.be

Malgré les avantages listés plus haut, l’installation de panneaux photovoltaïques n’est pas forcément la solution prioritaire pour réduire votre facture et vos émissions de gaz à effet de serre.

  • D’autres manières de réduire sa consommation, parfois plus efficaces et à moindre coût existent. Dans un premier temps, pensez à réaliser un diagnostic énergétique de votre habitation pour identifier si d’autres mesures ne seraient pas aussi adaptées : améliorer l’isolation, mieux régler son système de chauffage, utiliser des appareils économes en énergie….

Découvrir des conseils pour réduire sa consommation d’énergie

Trouver un accompagnement pour réaliser un diagnostic énergétique (renvoyer vers notre page)

  • Votre toiture doit être en bon état : bien isolée et étanche. En effet, cela est indispensable pour le bon fonctionnement des panneaux et avoir un meilleur rendement. Par ailleurs, effectuer des travaux de toiture après avoir installé des panneaux est beaucoup plus compliqué et coûteux.
  • Estimez si votre toit a un bon potentiel solaire : Selon l’orientation, l’inclinaison et la surface de votre toiture, l’installation sera plus ou moins rentable. 

Estimez le potentiel solaire de votre toît, les coûts et gains associés grâce à la carte solaire de Bruxelles Environnement.

  • Pas propriétaire de votre toit ? Parlez-en à votre propriétaire ou rejoignez un partage d’énergie pour bénéficier d’énergie solaire locale à prix stable.

Options de financement

option 1 : Investir et bénéficier de Certificats Verts

À Bruxelles, il existe le mécanisme des Certificats Verts (CV) : pour un MWh d’énergie produite par votre installation, vous obtenez environ 2 CV (selon la taille de votre installation) que vous pouvez revendre à un fournisseur d’énergie a un prix négocié sur le marché, ou à Hélia au prix minimum de 65 euros par CV.

Pour bénéficier des certificats verts, l’installation doit être certifiée à la fin des travaux par Brugel. Il faudra donc choisir un installateur certifié, dans l’annuaire RESCert.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement des certificats verts et leur gestion, consultez la fiche explicative de Homegrade. Vous y trouverez également toutes les conditions d’éligibilité et la procédure de vente des certificats verts sur le site de Brugel.

option 2 : Une installation gratuite grâce au tiers-investisseur

Pour les personnes qui n’ont pas les fonds suffisants pour investir dans une installation, il est possible de recourir au mécanisme de tiers-investisseur, c’est-à-dire qu’une société tierce finance les travaux.

En échange, le tiers-investisseur est propriétaire pendant dix ans des panneaux photovoltaïques, et bénéficie donc des certificats verts engendrés par la production (qui servent normalement à rembourser le coût de l’installation). Par contre, vous consommez directement l’énergie verte produite, et bénéficiez directement des économies d’énergie associées. Après 10 ans, vous devenez propriétaire de l’installation mais n’avez donc plus droit aux Certificats Verts.

À Bruxelles, plusieurs tiers-investisseurs proposent ce service, que ce soit pour les particuliers, petites ou plus grandes structures. Pour plus d’informations, consultez la liste des tiers-investisseurs actifs en Région bruxelloise de Bruxeo.

Ressources et Accompagnement

Vous êtes un particulier

Les conseillers de Homegrade peuvent vous renseigner gratuitement, évaluer avec vous les bénéfices d’une installation photovoltaïque et vous accompagner à chaque étape de votre projet.

À Saint-Gilles, vous pouvez également faire appel au service Rénovation et Énergie du CAFA. Ce service du CPAS, gratuit et accessible à tous propose notamment la réalisation d’un audit énergétique de votre logement.


Vous êtes une association, une entreprise ou un indépendant


Ressources utiles pour aller plus loin

De nombreuses ressources pratiques sont disponibles pour vous guider dans les démarches et les étapes d’installation de panneaux photovoltaïques :

Les différentes sources d’énergie verteBruxelles Environnement

Produire de l’électricité verte par le photovoltaïque – Guide Bâtiment Durable

Installer des panneaux solaires photovoltaïquesHomegrade

Les panneaux solaires en 10 questionsBruxelles Environnement